Sweet Sixteen - Ma Vie dans le XVIe

samedi, juin 16, 2007

Les riches

Je savais mes voisins fortunés. Je me doutait qu'ils devaient jeter pas mal d'argent par les fenêtres. Je n'aurai jamais pensé que c'était à prendre au pied de la lettre. (Images prises dans ma rue, hier soir vers 20h30).

samedi, avril 28, 2007

Victor Hugo

XVIe. 16 h 00. 16 ans ?


Non moitié moins.

dimanche, octobre 22, 2006

Theatre sans mise en scène - Acte 1

Starbucks Victor Hugo, samedi soir, 20h30.

Elle, 14-15 ans, balayage blond à la perfection, démarche ondulante, voix portante.
Avec elle, un garçon, une fille, 14-15 ans, en train de plancher sur un devoir d'anglais qui traite vaguement de relations transatlantiques, de mondialisation et d'OMC.



Blip blip blip - téléphone.

- Allô ? Ah Mamaaaan !... Ça va ma chérie ?
- ...
- Oui, tout va bien, tout va trrrréés bien.
- ...
- On était chez Rim, elle nous a fait à manger, puis nous sommes allés au Habitat et ça ne captait pas. Mais ça va très bien, oui. oui.
- ...
- Quoi de neuf au Liban ?
- ...
- Froid mais ça va quand même.
- ...
- J'ai un début d'acné, mais elle m'a donné une crème. Ça va me dessecher la peau un peu au début mais c'est pas grave. Ça va trrrrééés bien, Maman.
- ...
- Oui, j'ai eu tante Hannah. Oui. Elle va bien.
- ...
- Non non, envoie rien... Ou si je veux bien un chèque.
- ...
- Allez, embrrrasse tout le monde

Clic.

Aux autres : "Vous devez goûter ce truc là. C'est un pur fantasme"

---

Une caricature ? Je dirai plutôt, un poème.

jeudi, octobre 12, 2006

Telephonie 16e Génération

En passant rue Copernic hier midi, j'attrape une phrase au vol :

"En plus, je me suis fait une entorse au doigt tu vois... Ouais et puis sans le Latin, j'aurai eu 15..."

Me retournant brièvement, je vois une adolescente en pleine conversation avec.... un interphone.

Soit, c'est de la téléphonie très très très future génération. Soit, c'est la version XVIe-chic du "OH MANU !! TU DESCENDS !?!"

mercredi, février 01, 2006

Fracture administrative

J'appréhendais. Je repoussais. Je reculais autant que possible ce moment douloureux : aller à la Sécu pour régulariser ma situation, en suspens depuis quatre longs mois déjà. Je me suis finalement résolue à m'y trainer aujourd'hui.
Arrivée à la CPAM, stupeur totale.

Une seule personne en attente avant moi, une autre aimable personne qui m'indique où ficher ma carte vitale, une attente d'à peine 7 minutes, un conseiller qui écoute patiemment ma situation et me dit que j'ai tout bien fait, des photocopies qui sont faites sur place par les employés de l'Assurance Maladie, des vieux bourgeois un peu bougons qui vous sourient sur le banc d'attente en sortant... En 15 minutes, mon cas (que j'appréhendais comme compliqué) était réglé !

Estomaquée, je suis. Habituée à des heures d'attente, j'étais. Des promenades d'un guichet A à un guichet B, des conseillers aimables comme des barbelés de Tsahal, des documents qui manquaient inévitablement, des employés saoûlés de recevoir des cas sociaux de toutes extractions, vaguement racistes pour les uns, profondément bornés pour d'autres... Bref, dans le Triangle d'Or Clichy-Batignolles-Epinettes, Sécu rimait pour moi avec "plein le Q".

Dans le Seizième, ça ne se passe pas comme ça. A croire que nous ne sommes pas affiliés au même organisme. La fracture numérique, la fracture économique, sociale... la voilà maintenant aussi administrative !

Tellement j'ai aimé ça, que demain je me fais l'antenne de Police de la Mairie. On verra s'ils seront à la hauteur de leurs collègues de l'assurance maladie.

mardi, janvier 24, 2006

Joies de vivre



Vivre dans une grande maison procure des joies particulières :

- je vais de ma chambre à la cuisine en skate
- je téléphone d'une pièce à l'autre pour qu'on me mette de l'eau à chauffer
- je fais du vélo dans le hall d'entrée
- je peux dévaler les escaliers sur matelas comme quand j'étais môme
- je laisse vibrer la basse à fond quand je passe un standard dancehall sans me soucier du plancher qui vibre
- je rêve de mettre un DJ sur le balcon lors de la prochaine garden party

lundi, janvier 23, 2006

Paranoid android



Une vieille qui vous lorgne constamment de derrière sa fenêtre, des "bonjours" qui ne sont plus retournés, des regards en coin, des gosses qui font un détour monstre quand ils déboulent avec leur trottinette... J'ai comme l'impression que mes voisins n'apprécient pas les oies blanches qui embrassent les garçons noirs sur le pas de la porte de service...
Oh ! I'm such a cliché. A paranoid cliché.